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OURS-PYRENÉES - Dernières infos avant la mobilisation à Pau lundi 30/04 (Communiqué de l’ASPAP)

dimanche 29 avril 2018 par Rédaction
L’ASPAP, Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées,
porte à votre connaissance les informations suivantes : 


LUNDI 30 AVRIL à 10H départ de la Gare de PAU

MANIFESTATION DU MONDE RURAL 

ET MONTAGNARD PYRENEEN

CONTRE toute nouvelle introduction d’ours dans les Pyrénées



1) Un front Pyrénéen se dresse contre la décision parisienne de Nicolas HULOT

Le 27 mars dernier, Nicolat Hulot Ministre de l’écologie annonçait à la presse le lâcher de deux ourses dans le Béarn à l’automne.

Réunis en conférence de presse mercredi 27 avril, les représentants des éleveurs du 64, où transhume la moitié du cheptel pyrénéen, ont annoncé la couleur ""On vous garantit qu’il n’y aura pas de réintroduction d’ours à l’automne", a asséné l’éleveur béarnais Olivier Maurin, coprésident de l’Association pour le Développement Durable de l’identité pyrénéenne (Addip).

La riposte initiée par les Pyrénées-Atlantiques est en train de s’étendre comme une traînée de poudre au reste des Pyrénées.

2) Un appel à mobilisation a été lancé par les Basques et les Béarnais sous la forme d’une manifestation pyrénéenne à Pau, lundi 30 avril.

D’Ariège, de Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées et bien sûr au Pays-Basque et en Béarn, plusieurs centaines de personnes feront le déplacement. Plusieurs bus sont déjà remplis à destination de Pau.
  • En Ariège, élus, structures et syndicats agricoles sont vent debout contre tout projet d’introduction en Béarn ou ailleurs et l’ont fait savoir à Nicolas Hulot : Chambre d’agriculture, Conseil Départemental, Association des Maires, Fédération Pastorale, Sénateur, FDSEA, Jeunes agriculteurs, Confédération paysanne ... 
  • En Haute-Garonne et dans les Hautes-Pyrénées, les associations d’éleveurs et d’usagers de la montagne, les syndicats agricoles et de nombreux élus ont rejoint l’appel à mobilisation des amis Basques et Béarnais. 
  • En Pyrénées-Atlantiques, plusieurs personnalités politiques dont les députés et l’ensemble du monde pastoral et agricole se sont exprimées contre ces réintroductions (chambre d’agriculture, chambre d’agriculture Basque, Fédération transpyrénéenne des Eleveurs etc ...)

3) La contestation prend aujourd’hui une dimension transfrontalière avec la présence à Pau du puissant Syndicat espagnol "Union de Pagesos" (Union des Paysans) et d’autres représentant du versant Espagnol des Pyrénées.

4) Sur le terrain, tous les signes d’un embrasement pyrénéen apparaissent les uns après les autres : larges "OURS NON" sur les routes, tirs sur les panneaux représentant l’ours, tags de la permanence d’un des rares élus favorable au lâchers ...

5) A la Coordination Pyrénéenne ADDIP, l’équipe qui a porté la voix Pyrénéenne depuis 10 ans a fait monter des jeunes, hyper motivés. Ses deux nouveaux co-présidents, Rémi Denjean de l’Ariège et Olivier Maurin des Pyrénées-Atlantiques apportent leur jeunesse et du sang neuf, portés par toute une jeune génération d’éleveuses et d’éleveurs.

Prêts à en découdre avec Nicolas Hulot, ils dénoncent son "l’écologie-spectacle" et refusent l’ensauvagement des Pyrénées, galvanisés par ce qui est en jeu et qui dépasse évidemment l’introduction de deux ours : le droit de vivre, travailler et d’installer des jeunes agriculteurs dans les Pyrénées.

LES CO-PRESIDENTS DE L’ASPAP


LES POINTS SUR LES "i" :
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  • Le déclin de l’ours brun en France a commencé à l’époque des grands défrichements de l’ère romaine. Il s’est poursuivi sur tout le territoire national à mesure que la population à nourrir augmentait, dessinant la vocation agricole de la France (pays aux 300 fromages ...). Les derniers foyers d’ours brun dans les Alpes et les Pyrénées se sont éteints au début du 20ème siècle, avec l’expansion des routes, des barrages hydroélectriques et l’essor du tourisme qui ont fragmenté son territoire.
  • L’ours et l’habitat naturel de l’ours ont donc définitivement disparu en France. Toute tentative de repeuplement dans le milieu actuel consiste en un élevage d’ours, à la manière d’un zoo, dépendants des hommes.
  • La population mondiale d’ours brun est en augmentation constante.
  • Tous les ours présents actuels sont issus des lâchers de 1996, 97 et 2006 opérés par l’Etat français contre la volonté des populations locales.
  • L’Ariège concentre 70% des ours lâchés et de leur descendance et 80% des dommages d’ours.
  • 600 animaux, principalement des brebis et des agneaux mais aussi des vaches, veaux et chevaux ont été indemnisés en 2017.
  • Les recensement officiels de montée et de descente d’estive font apparaître 800 pertes supplémentaires, non indemnisées.
  • Le taux pyrénéen de mortalité en estive est d’environ 2%. (foudre, maladies, chutes ...)
  • En Ariège, sur les zones de présence de l’ours, ce taux est multiplié par 5.
  • En 2016 et 2017, 100% des estives protégées par au moins 1 des moyens de protection préconisé par l’Etat (parc de nuit, patou, gardiennage) ont été attaquées quand même.
  • 100% des estives en zone à ours ont subi un dommage économique, indemnisé ou non (dérangement du troupeau impliquant un coût supplémentaire de recherche des bêtes, blessures, avortements, descente anticipée d’estive impliquant l’achat de fourrage alors que l’herbe disponible en montagne sera perdue ...)
  • La proportion d’installation de jeunes agriculteurs en zone à ours (ouest de l’Ariège) a diminue chaque année alors qu’elle progresse en zone sans ours (est de l’Ariège) et dans le reste du massif, notamment en Pyrénées-Atlantiques.
  • Le nombre de bêtes pratiquant la transhumance en zone à ours (ouest de l’Ariège) s’effondre alors qu’il est stable ou en augmentation en zone sans ours (est de l’Ariège) et dans le reste des Pyrénées.