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Les anciens du PGHM de Pierrefitte-Nestalas après 50 ans... Beaucoup d’émotion et de plaisir

vendredi 15 avril 2011 par Rédaction

Ils sont à la retraite, certains étaient là à la création du PGHM, d’autres sont arrivés quelque temps après et parfois après y avoir été gendarme auxiliaire. Beaucoup de ces anciens gendarmes secouristes d’élite sont restés dans les Pyrénées. Soit qu’ils y sont nés, soit qu’ils ont adopté la région.

A l’occasion du cinquantenaire, nous avons rencontré quelques uns d’entre eux pour évoquer les bons et les mauvais moments de leur passage au peloton. Pour tous, beaucoup d’émotion à évoquer le passé qu’il soit bon ou mauvais. « Les mauvais, on n’en parle pas. Tu les connais » me dit un de ces anciens, la larme à l’œil. Eh oui, l’un et l’autre nous l’avions connu et apprécié et c ’est dur de parler de ceux qui sont disparus. Pour cet autre gendarme « je l’ai eu 30 mn avant à la radio, tout allait bien ». On connaît la suite. Il a fallu aller le chercher au Balaïtous. Avec Michel, nous n’évoquerons pas les disparus. « On n’en parle pas ». Puis il réfléchit. « Tu sais les mauvais moments c’est quand on a l’impression qu’on aurait pu mieux faire... ». Mais on ne peut pas toujours mieux faire, arriver plus vite, plus tôt. Mais, néanmoins, « le mauvais moment c’est le sentiment d’inachevé ».

« Les bons moments ? Il y en a eu beaucoup » C’est l’expression unanime de ces hommes qui forment encore une équipe. Tous parlent de « l’esprit d’équipe, de camaraderie, de groupe ». Même si parfois il y a des petites différences.

Pour Pierrot qui a fait 10 ans au PGHM de Luchon et 18 ans à Pierrefitte après avoir été Gendarme Auxiliaire et en mobile, les bons moments c’est aussi les compétitions, les challenges. Nous pouvions le voir sur les compétitions pyrénéennes de ski alpinisme aussi bien à la Trace Catalane qu’au Challenge du Maupas ou au Derby 3000.

Élie, c’est une des mémoires du PGHM. Il était là au début après être passé par la brigade de Luchon. Sa première enquête : un chasseur qui avait tué un ours. C’est toujours d’actualité mais à l’époque c’était moins violent qu’aujourd’hui. Par la suite ce fut sa participation à l’organisation des JO de Grenoble en 1968. « L’équipe de France de la Gendarmerie était réquisitionnée au fond à Autrans ».Puis il est reparti au JO de 1992 à Albertville « pour le tremplin à Courchevel 1550 ». Et il reste discret sur tous ses titres à ski de fond qu’ils soient civils ou militaires. Mais au fond de lui il est heureux.

Pour Loulou « c’est une drôle de question ». Pour lui « il n’y a eu que des bons moments, plein de bons moments ». Déjà, il y a quelques jours, au téléphone, nous évoquions quelques souvenirs communs de la fête à Torla le 12 octobre 1973. Çà ne s’oublie pas.

Michel a un autre ressenti. Les bons moments ne s’expriment pas vraiment. « Dans les moments difficiles, un simple regard, on ne se dit rien et tu es content ». Et il poursuit : « L’amitié qui se crée entre nous... Pas besoin de parler pour se comprendre. Ça se passe dans le regard ». Et cette amitié elle se retrouve plus tard avec les jeunes générations. « Former des jeunes, faire des courses avec eux et après, ils sont plus forts que toi, ils viennent te chercher pour t’emmener... Les rôles sont inversés, pas de différence, pas de grade, ça ce sont des bons moments ».

Pierre a quand même vécu un mauvais moment : un accident à l’éperon de Belfon au Vignemale le 7 juillet 1981. Sinon « c’est 18 ans de satisfaction, de camaraderie et d’amitié... Dommage qu’on ne se réunisse ici que tous les 10 ans ». En fait, on le voit souvent. Guide de haute montagne, moniteur de ski, il aide un autre ancien du PGHM, Jean-Paul Roger et il est également... entraîneur de foot. Pierre est passé jusqu’en 1976 de la Brigade de Barèges au PGHM de Pierrefitte puis est parti en 1995 au PGHM de Corté en Corse pour y terminer adjudant chef en 2001. « Rien que du bonheur » dit-il et il est revenu à Argelès.

André poursuit son bonheur dans la vallée. Moniteur de ski, il occupe ses loisirs. Il a été à Pierrefitte mais a terminé commandant de peloton à Luchon. Tout comme Gérard : « Pas de mauvais moment ». Et les voilà qui partent dans des anecdotes... Une histoire de chèvre au Cabaliros, redescendue à Uz.. pleine de puces. Il y a meilleur moment mais ça reste pour eux des bons souvenirs.

Jean-Paul, lui aussi a des bons moments. Après avoir débuté par le CIGA de Saint-Astier en Dordogne et une année de Gendarme Auxiliaire, il reste à la gendarmerie, intègre Pierrefitte où il passe le diplôme de guide de Haute Montagne, moniteur de ski alpin et de fond, il quitte le PGHM sur de bons souvenirs pour s’installer comme guide et moniteur indépendant. Mais il revient voir les anciens avec plaisir.

Pour ce cinquantième anniversaire du PGHM de Pierrefitte-Nestalas, il était difficile de trouver des anciens gendarmes qui n’étaient pas satisfaits et heureux d’être passés par le peloton.

Louis Dollo

PHOTOS LOUIS DOLLO