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Les prédations se poursuivent….

mercredi 5 juillet 2017 par Rédaction

Les langues se délient. Le nombre de prédations se multiplient. Une à Cauterets, plusieurs en vallée du Louron et la Barousse dont au moins 3 brebis ce mardi après-midi et une centaine parties dans la nature qu’il est difficile de retrouver.

Comme toujours dans ces cas-là, pour l’ONCFS les prédations ne sont pas imputables. Mais lorsque nous voyons un garde incapable de marcher plus de deux heures…. Et qui a affolé la centaine de brebis ?…. Toujours le même discours : un chien. Mais jamais aucune preuve ni aucun doute… La science infuse des agents de l’ONCFS et de certains du Parc National.

Une réunion en Préfecture pour rien.

Comme c’est le cas depuis plus de 20 ans, une Xème réunion a eu lieu en Préfecture pour rien. Dialogue impossible. On tourne en rond avec des personnes dont nous pouvons légitimement douter de la compétence. Une décision de prise : transmettre les informations de la présence de l’ours aux gestionnaires d’estives par SMS. Jusque-là utilisé uniquement en pays Toy sans grand succès (rien n’a pu empêcher le dérochement de 130 brebis à Bachebirou et la mort de Cannellito), nous pouvons nous demander pourquoi le système n’a jamais été généralisé à tout le département. De toute manière, les infos sont fournies avec un temps de décalage… L’ONCFS a peur que les éleveurs tuent les ours.

Les ours dans les Pyrénées

Quoique nous fassions, les ours dans les Pyrénées ont un avenir compromis. Personne n’en veut en dehors de quelques écologistes non concernés et quelques élus politiques en mal d’existence. Que les éleveurs veuillent les tuer n’est pas un scoop. S’ils en ont l’occasion, ils le feront comme pour le loup dans d’autres départements. Pourquoi s’obstiner à entretenir artificiellement une population d’ours de Slovénie ? C’est la grande question ! Quoique…. Pour certains c’est un alibi pour obtenir des subventions et d’autres maintenir des postes de fonctionnaires. Une aubaine à un moment où nous cherchons à faire des économies pour payer les retraites….

Il y a bien longtemps que nous savons que la présence de l’ours n’a strictement aucune motivation environnementale. Tout est business pour une petite minorité.

L’administration d’Etat peu soucieuse du respect de la législation

Lorsqu’il s’agit de payer les impôts ou faire respecter la législation de l’environnement, il n’y a pas de discussions possibles. Il faut obéir. Par contre, lorsqu’il s’agit du respect de l’article L113-1 du Code Rural, nous ne trouvons personne dans les Préfectures. En effet, c’est à l’Etat et non aux éleveurs d’assurer la protection des troupeaux :

« Par leur contribution à la production, à l’emploi, à l’entretien des sols, à la protection des paysages, à la gestion et au développement de la biodiversité, l’agriculture, le pastoralisme et la forêt de montagne sont reconnus d’intérêt général comme activités de base de la vie montagnarde et comme gestionnaires centraux de l’espace montagnard.

« En conformité avec les dispositions des traités instituant la Communauté économique européenne, le Gouvernement, reconnaissant ces rôles fondamentaux de l’agriculture, du pastoralisme et de la forêt de montagne, s’attache à :…..

« 8° Assurer la pérennité des exploitations agricoles et le maintien du pastoralisme, en particulier en protégeant les troupeaux des attaques du loup et de l’ours dans les territoires exposés à ce risque. »

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006071367&idArticle=LEGIARTI000006581661&dateTexte=&categorieLien=cid

Par ailleurs, il convient de respecter le bien-être animal. C’est l’Etat (même si c’est l’application d’une législation européenne) qui impose la présence de grands prédateurs tels que ours et loups. C’est donc à l’Etat de faire respecter le point 5 de ses engagements internationaux :

« 5. Être protégé de la peur et de la détresse – Grâce à des conditions d’élevage et à un traitement évitant la souffrance mentale. »
Source : Ministère de l’Agriculture http://agriculture.gouv.fr/bien-etre-animal-contexte-juridique-et-societal

De tout ceci, tout le monde s’en moque jusqu’au jour où un vrai conflit éclatera.

Louis Dollo